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Hier, s’est déroulé la journée nationale de la courtoisie au volant A Tours les militants de l’A.F.V.A.C 37 (Association des Familles Victimes des accidents de la circulation), tenait un stand sur le boulevard Béranger. Ils dénoncent des dysfonctionnements dans le traitement judiciaire et policier des accidents de la route.
« BONJOUR Madame êtes-vous
courtoise ? » La scène se déroule hier sur le boulevard Béranger. Des militants de l’A.F.V.A.C 37 (Association des Familles Victimes des accidents de la circulation) interpellent les
passants et distribuent des tracts. C’est la journée nationale de la courtoisie au volant. L’occasion de faire de la prévention. Un accident est vite arrivé. Il peut laisser de profondes
séquelles. « Si tout le monde étaient courtois sur la route, on aurait moins de mort, et pas besoin de radars stupides. » Pierre Grazano fonde l’A.F.V.A.C 37, il y a 21 ans, à la suite
d’un terrible accident qui lui a enlevé quatre membres de sa famille. « Notre rôle est d’aider
et de rassembler les accidentés de la route. On les oriente dans leurs démarches administratives, judiciaires et médicales. »
Marcel Berton, militant de l’A.F.V.A.C
L’association intervient régulièrement dans les lycées et les boîtes de nuit. « On rappelle aux gens que la vie est fragile. » confie Marcel Berton, il s’est engagé il y a six ans, après avoir perdu son fils. « Il s’est fait tué par un chauffard. On n’a eu aucune réparation. Les gendarmes ont mal fait leur boulot ! » s’indigne-t-il. « Les compagnies de gendarmerie protègent les notables, et les chefs d’entreprises. C’est inadmissible ! » Si on parle beaucoup des morts sur la route, on oublie souvent les handicapés, veuves et orphelins. Les dommages ne sont pas toujours réparés par la justice, Pierre Granazo s’insurge « Il y a les bons avocats et les mauvais ! Souvent les procès n’ont pas lieu car il coûte trop chers aux familles. » Pour que les victimes fassent « leur deuil » l’A.F.V.A.C 37 a mis en place un groupe de parole dirigé par une psychologue. Une fois par mois, les victimes se retrouvent et partagent leurs vécus pour mieux se libérer. La parole soigne toujours bien les maux.
Infos pratique : A.F.V.A.C 37, 23 place Foire tel : 02 47 37 07 35 / Groupe de parole : tous les premiers samedis du mois aux Halles de Tours.
Tous les 15 jours nous avons cours avec Alain Blanchard. Ce journaliste de la Nouvelle République nous apprend à écrire des papiers au format PQR (Presse quotidienne régionale). Régulièrement nous devons lui rendre un papier. Cette fois il s’agissait d’écrire une « interview-portrait ». Format : 2500 signes espaces compris soit 450 mots, presque une page Word.
LE RYTHME DANS LA PEAU
Nadia Lappo, 21 ans, fait partie de l’association Siri Fola, qui promeut la culture africaine en Touraine. La jeune fille est passionnée de musiques africaines, et grâce à l’association, elle est devenue une pro des percussions. Pour cette étudiante, chaque concert est un plaisir renouvelé.
Teint frais, chemise rouge, veste et jean impeccables ; au premier abord Nadia Lappo ressemble à une
étudiante comme les autres. Mais les apparences sont trompeuses. En regardant de près, on aperçoit une ateba rebelle au milieu de ces cheveux blonds (NDLR : ateba : dread lock en
laine). Un petit bracelet à perles rouges, vertes, et jaunes entoure son poignet. Ces détails révèlent une passion : « J’adore l’Afrique, adolescente j’étais très attirée par le
reggae. Aussi l’art africain m’a beaucoup marqué. Le caractère étrange et mystique des masques m’a toujours interrogé. » A 18 ans la jeune fille achète son premier djembé. « Un
vrai djembé, pas un casse-oreille, je voulais vraiment apprendre à en jouer. » Pour satisfaire cette envie elle entre dans l’association Siri Fola, en mars 2007. Cette association s’est
crée en 1999 autour d’un conteur burkinabé, Robert Nana. Elle propose des animations, et donne des concerts de percussions africaines. « Pour les carnavals on déambule dans les rues
déguisés en clown. Un lien particulier se crée avec le public, on fait de nouvelles rencontres. » Chaque mercredi soir, les membres de Siri Fola se retrouvent pour les répétitions au centre social
Giraudeau. « Mais, on se retrouve aussi certains week-end, pour faire évoluer les morceaux. On reprend des morceaux de Mamady Keita, un virtuose de la percussion. » Depuis 9
mois Nadia a beaucoup progressé, elle prend un plaisir tout particulier à s’impliquer dans le groupe. Elle a aussi appris à fabriquer ses propres instruments. Doum Doum, Kenkeni, ou Balafon,
chaque tam-tam à sa propre fonction. Siri Fola propose aussi d’autres spectacles comme de la danse, du chant, et des contes. Le but de l’association est de promouvoir la culture africaine, au
travers de multiples arts.
Entre les rêves et les projets
« Cet été nous sommes partis en tournée en Vendée, on a décidé ça au dernier au moment. » Une tournée de deux semaines au mois d’août qui a fait étape aux Sables d’Olonne. « On a vécu en complète autonomie, cela a soudé le groupe, durant quinze jours on a travaillé les morceaux au bord de la mer. » Inoubliable pour Nadia, comme certains souvenirs qu’elle raconte avec l’émotion dans la voix : « Je me souviens, un jour on jouait sur un marché, une fille originaire d’Afrique nous écoutait. Au bout d’un moment elle a éclaté en sanglots, car notre musique évoquait son pays et ses racines. » Nadia aime faire danser les gens, et tant pis si ses mains bleuissent, irritées par la peau des tambours. Un jour elle espère jouer au Burkina Faso, mais elle consciente que : « D’un point de vue financier, c’est compliqué. »